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	<title>La mer blanche - البحر الأبيض &#187; élections</title>
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	<description>Des pensées du Proche-Orient et d&#039;ailleurs</description>
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		<title>Mais que veut donc Yaïr Lapid ?</title>
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		<pubDate>Tue, 29 Jan 2013 17:00:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[EmilieB]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Pour les personnes vivant en Israël et possédant un poste de télé, Yaïr Lapid est LA star. Celle qui a monopolisé le petit écran tous les vendredi soirs pendant plusieurs années. Jusqu’à l’année dernière, quand il a décidé de tout &#8230; <a href="https://merblanche.com/mais-que-veut-donc-yair-lapid/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_360" style="width: 557px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://merblanche.com/wp-content/uploads/2013/01/lapid.jpeg"><img class=" wp-image-360   " alt="photo credit: AP/Oded Balilty" src="http://merblanche.com/wp-content/uploads/2013/01/lapid.jpeg" width="547" height="308" /></a><p class="wp-caption-text">photo credit: AP/Oded Balilty</p></div>
<p>Pour les personnes vivant en Israël et possédant un poste de télé, Yaïr Lapid est LA star. Celle qui a monopolisé le petit écran tous les vendredi soirs pendant plusieurs années. Jusqu’à l’année dernière, quand il a décidé de tout plaquer pour entrer en politique.<br />
Et contre toute attente, son parti de centre-droit (de centre-gauche pour les médias israéliens) Yesh Atid, est arrivé en deuxième position lors des élections législatives israéliennes du 22 janvier dernier.</p>
<p>Avec 19 députés dans la nouvelle Knesset (et bientôt plusieurs ministres), Yesh Atid a le poids pour imposer ses idées politiques, qu’on dit « ouvertes ». On a aussi beaucoup entendu dire que Yaïr Lapid était une bonne nouvelle pour le processus de paix et les Palestiniens.</p>
<p>Qu’en est-il réellement ?</p>
<p><b>Yaïr Lapid se dit ouvert au dialogue avec les Palestiniens. </b></p>
<p>L’ancien présentateur vedette est clair : il faut relancer les négociations avec les Palestiniens. Il reproche même au premier ministre sortant, Benyamin Netanyahu de n’avoir rien fait en ce sens :</p>
<p><em>&#8220;I think if the prime minister really wanted to negotiate … then he would have. I think this is part of what I’m going to do, make the government do this because it’s so important in my mind&#8221;<br />
</em></p>
<p><em><span style="color: #000000;">&#8220;Je pense que si le premier ministre avait vraiment voulu négocier, alors il l’aurait fait. Et c’est en partie ce que j’essaierai de faire, amener le gouvernement à négocier parce que c’est très important pour moi.&#8221;</p>
<p></span></em>En revanche, Yaïr Lapid a déjà fixer des lignes rouges : il a notamment déclaré être contre le droit au retour des réfugiés palestiniens en Israël et <a href="http://972mag.com/lapids-platform-no-compromise-over-jerusalem-no-settlement-freeze/64847/">contre toute négociation avec le Hamas</a>.</p>
<p>Pour lancer sa campagne, Yaïr Lapid a fait un discours à l’université d’Ariel, une des plus importantes colonies israéliennes en Cisjordanie.</p>
<p><b>Yaïr Lapid est pour une solution à deux Etats.</b></p>
<p>Il l’a dit à plusieurs reprises : il n’est pas opposé à un Etat palestinien qui vivrait aux côtés de celui d’Israël. Mais, selon lui, cela ne sera possible que si les Palestiniens renoncent à réclamer Jérusalem-Est, comme capitale de leur Etat.<br />
Dans un discours donné dans la colonie d’Ariel près de Naplouse, Yaïr Lapid a été clair :</p>
<p><em> &#8220;Jerusalem will remain under Israeli sovereignty and will not be divided&#8221;</em></p>
<p><em>&#8220;Jerusalem restera sous souveraineté israélienne et ne sera pas divisée&#8221;</em></p>
<p>Par cette phrase, Yaïr Lapid remet en cause <a href="http://www.aljazeera.com/focus/2010/03/201032584536420174.html">plus de 60 ans de résolution onusienne</a> sur le statut de Jérsualem. Ville internationale à double souveraineté (arabe et juive). Il s’assoit aussi sur les Accords d’Oslo qui prévoyaient une négociation du statut de Jérusalem.</p>
<p>Et pour convaincre les Palestiniens, Yaïr Lapid prend en exemple Mahmoud Abbas et son interview sur une chaine israélienne il y a quelques semaines. Le chef de l’Autorité palestinienne déclarait alors <a href="http://merblanche.com/abbas-renonce-au-droit-et-retour-et-provoque-la-colere-des-palestiniens/">renoncer à son droit au retour</a> dans sa ville de Safed, aujourd’hui en Israël.</p>
<p><em>&#8220;Abu Mazen gave up the right of return because the Palestinians realized that there is a definite consensus among the Israeli public on this issue, so they’re moving on to the next topic. The same thing needs to happen with regard to Jerusalem.We cannot blink on this issue. When it comes to Jerusalem, there are no compromises. If the Palestinians realize they won’t have a state unless they give up on Jerusalem, they’ll back down from that demand as well.”</em></p>
<p><em>&#8220;Abu Mazen a abandonné la question du droit au retour parce que les Palestiniens ont réalisé qu’il y avait un consensus au sein du public israélien sur cette question, donc ils sont passés à autre chose. La même chose doit se produire avec Jérusalem. Nous ne pouvons pas hésiter sur cette question. Quand on parle de Jérsualem. Il n’y a pas de compromis possible. Si les Palestiniens réalisent qu’ils n’auront pas d’Etat tant qu’ils n’abandonneront pas Jérusalem, alors ils feront marche arrière sur cette demande aussi.&#8221;</em></p>
<p><b>Yaïr Lapid serait pour un désengagement unilatéral de Cisjordanie. </b></p>
<p>Le leader de Yesh Atid mesure. Un désengagement, oui. Mais pas de partout. Les principaux blocs de colonies – Ariel, Maale Adumim et Gush Etzion – ne sont pas concernés par ce retrait et resteront en Israël. Cela représente 113 000 colons israéliens, sur les 340 000 installés en Cisjordanie.</p>
<p><em>&#8220;Every sane person knows how it will end up: The Palestinians will get a country and the settlement blocks will remain a part of Israel&#8221;</em></p>
<p><em>&#8220;Toute personne saine d’esprit sait comment cela va finir : les Palestiniens auront un Etat et les blocs de colonies resteront en Israël&#8221;</em></p>
<p>Yaïr Lapid ajoute que, pendant les négociations, aucune nouvelle colonie ne sera construite mais qu’aucun obstacle ne pourra être mis à l’augmentation naturelle du nombre de résidents dans les colonies existantes.</p>
<p><b>Yaïr Lapid est pour un « divorce » avec les Palestiniens.</b></p>
<p>YaÏr Lapid ne veut pas juste rouvrir le dialogue avec les Palestiniens, il veut surtout se débarrasser du problème. C’est du moins ce qu’il laissait entendre dans son discours à Ariel :</p>
<p><em>&#8220;You don&#8217;t come to negotiations only with an olive branch, the way the left does, or only with a gun, the way the right does. You come to find a solution. We&#8217;re not looking for a happy marriage with the Palestinians, but for a divorce agreement we can live with&#8221;</em></p>
<p><em>&#8220;Vous ne venez pas à la table des négociations seulement avec une branche d’oliviers, comme le fait la gauche, ou seulement avec une arme, comme le fait la droite. Vous venez chercher une solution. Nous ne cherchons pas un mariage heureux avec les Palestiniens, mais un divorce sur lequel on peut s’entendre&#8221;</p>
<p></em>Le leader de Yesh Atid précise alors sa pensée :</p>
<p><em>&#8220;Israel must at last get rid of the Palestinians and put a fence between us. There will be no &#8216;new Middle East,&#8217; but at least there won&#8217;t be three million Palestinians in Israeli territory.&#8221;</em></p>
<p><em>&#8220;Israel doit déjà se débarrasser des Palestiniens et construire un grillage entre nous. Il n’y aura pas de « nouveau Moyen-Orient », mais au moins il n’y aura pas 3 millions de Palestiniens sur le territoire israélien.&#8221;</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Nb : Toutes les citations sont tirées du discours d&#8217;Ariel en octobre et d&#8217;une interview accordée à Times of Israel en janvier.</p>
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		<title>Non, le Fatah n’a pas gagné les élections municipales en Cisjordanie.</title>
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		<pubDate>Thu, 25 Oct 2012 10:14:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[EmilieB]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[La Cisjordanie votait pour la première fois depuis 6 ans. Un scrutin local pour renouveler les conseils municipaux. En tout, 93 localités étaient concernées et 500 000 Palestiniens appelés à voter. Avec le boycott du Hamas, beaucoup prédisait un raz-de-marée &#8230; <a href="https://merblanche.com/non-le-fatah-na-pas-gagne-les-elections-municipales-en-cisjordanie/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_278" style="width: 586px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://merblanche.com/wp-content/uploads/2012/10/IMG_3671ok.jpg"><img class=" wp-image-278 " title="PalestinianElections" src="http://merblanche.com/wp-content/uploads/2012/10/IMG_3671ok-1024x682.jpg" alt="" width="576" height="383" /></a><p class="wp-caption-text">Un bureau de vote à Al-Bireh, 20 octobre 2012<br />www.merblanche.com all rights reserved</p></div>
<p>La Cisjordanie votait pour la première fois depuis 6 ans. Un scrutin local pour renouveler les conseils municipaux. En tout, 93 localités étaient concernées et 500 000 Palestiniens appelés à voter.<br />
Avec le boycott du Hamas, beaucoup prédisait un raz-de-marée du Fatah, le parti au pouvoir. Le raz-de-marée s’est finalement transformé en vaguelette.</p>
<p><strong>Le pourquoi de ces élections. </strong></p>
<p>Suite à la prise du pouvoir du Hamas à Gaza en 2007, la guerre fratricide avec le Fatah et le début de la division palestinienne, les leaders palestiniens ont décidé de reporter sine die toutes les élections prévues. Ce qui fait que depuis cette année-là, il n’y a eu aucun renouvellement des instances dirigeantes, qu’elles soient locales, législatives ou présidentielle.</p>
<p>Mahmoud Abbas n’a officiellement plus de mandat depuis 2009.</p>
<p>Pour calmer les esprits et les demandes de plus en plus incessantes d’élections, l’Autorité palestinienne avait annoncé un scrutin local pour juillet 2010. Finalement, il a été annulé, puis reporté, puis annulé, puis reporté. Pour finalement avoir lieu le 20 octobre dernier. Mais seulement en Cisjordanie, le Hamas ayant décidé de boycotter le scrutin pour des raisons politiques.</p>
<p>Jusqu’au dernier moment, les Palestiniens sont restés sceptiques, attendant une annulation de dernière minute. Qui pour une fois n’a pas eu lieu.<br />
Mais le mal était fait. La campagne n’a pas mobilisé les foules et les meetings sont restés plutôt confidentiels.</p>
<div id="attachment_279" style="width: 586px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://merblanche.com/wp-content/uploads/2012/10/IMG_3615ok.jpg"><img class=" wp-image-279 " title="PalestinianElections" src="http://merblanche.com/wp-content/uploads/2012/10/IMG_3615ok-1024x682.jpg" alt="" width="576" height="383" /></a><p class="wp-caption-text">Un électeur palestinien cherchant son nom sur la liste des votants à Al-Bireh, 20 octobre 2012.<br />www.merblanche.com all rights reserved</p></div>
<p><strong>Apathie et division</strong></p>
<p>Au final, ces élections présentées par l’Autorité palestinienne comme un sursaut démocratique n’ont mobilisé que 55% des électeurs. Un taux plutôt faible pour une société palestinienne d’habitude très politisée et comparé aux 75% des élections législatives de 2006. Comme le dit un politique palestinien, <em>« il y a vrai ras-le-bol de la politique ». </em></p>
<p>Il faut dire aussi que les Palestiniens ont d’autres préoccupations. La crise économique enfle et touche de nombreuses familles. Les prix se sont envolés ces derniers mois, le kilo de tomates est passé de 0,50€ à 1,50€ et le litre d’essence frôle les 1,50€, alors que le salaire moyen ne dépasse pas les 300€.</p>
<p>Et puis surtout, la population en a marre de cette division entre la Cisjordanie et Gaza. Pour eux, elle affaiblit la cause palestinienne mais surtout elle déplace les priorités. La fin de la division devient plus importante que la fin de l’occupation.</p>
<div id="attachment_280" style="width: 586px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://merblanche.com/wp-content/uploads/2012/10/IMG_3635ok.jpg"><img class=" wp-image-280 " title="PalestinianElections" src="http://merblanche.com/wp-content/uploads/2012/10/IMG_3635ok-1024x682.jpg" alt="" width="576" height="383" /></a><p class="wp-caption-text">Bureau de vote à Al-Bireh, 20 octobre 2012<br />www.merblanche.com all rights reserved</p></div>
<p>De son côté, le Fatah, le parti de Mahmoud Abbas, a privilégié une campagne légère, un murmure, misant sur le boycott du Hamas pour remporter les sièges et reprendre les grosses villes comme Naplouse, acquise au Hamas en 2005.</p>
<p>Une stratégie qui n’a pas plus à tout le monde au sein du parti, comme le raconte le politologue Khaled abu Khader : <em>« Le Hamas a boycotté mais le Fatah s’est présenté. Et je pense que c’est une erreur. Le Fatah aurait du se retirer car ces élections ont à voir avec des services de proximité. Mais le Fatah ne l’a pas entendu de cette manière et cela a provoqué une scission. Certains membres n’ont pas souhaité suivre les têtes de liste du Fatah, ils ont créé leur propre liste indépendante et certains ont été tout bonnement renvoyés des instances du parti. Donc au final, le Fatah affronte le Fatah et ça ne fait qu’affaiblir le parti, accentuer les problèmes internes. »</em></p>
<p>Les listes dissidentes ont vu le jour un peu partout. Notamment à Naplouse emmenée par un ancien maire Ghassan Shakaa et à Ramallah avec la liste Abna Albalad. Deux listes qui ont remporté ces élections, laissant sur le carreau les têtes du Fatah.</p>
<div id="attachment_281" style="width: 488px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://merblanche.com/wp-content/uploads/2012/10/photo4ok.jpg"><img class="size-full wp-image-281" title="PalestinianElections" src="http://merblanche.com/wp-content/uploads/2012/10/photo4ok-e1351159715146.jpg" alt="" width="478" height="640" /></a><p class="wp-caption-text">La liste Abna Albalad à Ramallah.<br />Tout en haut à gauche, c&#8217;est Moussa Hadid, le futur nouveau maire de Ramallah<br />www.merblanche.com all rights reserved</p></div>
<p><strong>La perte de Naplouse, Ramallah et Jénine.</strong></p>
<p>A peine les résultats définitifs dévoilés, le Fatah a crié victoire, parlant « d’un large référendum populaire sur le programme politique du mouvement et sa performance nationale ».</p>
<p><strong></strong>A y regarder de plus près, le « référendum populaire » est plutôt un mirage. Selon la commission électorale, le Fatah remporte au final 440 sièges sur les 1051 en jeu. Soit 41% des voix. Un chiffre qu’il faut relativiser puisque le principal rival du Fatah (le Hamas) ne se présentait pas.<br />
Mais surtout, le Fatah perd des villes importantes comme Naplouse (2<sup>e</sup> plus grande ville de Cisjordanie), Ramallah (siège de l’Autorité palestinienne) et Jénine (connue pour ses groupes de combattants contre Israël).<br />
Le parti au pouvoir garde, en revanche, le sud du territoire avec Hébron, Jéricho et Bethléem.</p>
<div id="attachment_282" style="width: 586px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://merblanche.com/wp-content/uploads/2012/10/photo4-copie.jpg"><img class=" wp-image-282 " title="PalestinianElections" src="http://merblanche.com/wp-content/uploads/2012/10/photo4-copie-1024x1024.jpg" alt="" width="576" height="576" /></a><p class="wp-caption-text">Le centre-ville de Naplouse pendant la campagne, octobre 2012<br />www.merblanche.com all rights reserved</p></div>
<p>Ces élections qui devaient signer la victoire écrasante du Fatah se sont transformées en une mixture peu digeste pour le parti de Mahmoud Abbas.<br />
Le parti est apparu divisé, renforçant du même coup l’unité du Hamas, il a perdu 27 de ces membres influents (renvoyés pour avoir conduit des listes dissidentes) et il se retrouve un peu plus marginalisé dans le nord de la Cisjordanie.</p>
<p>Quelles peuvent être les conséquences sur l’avenir politique des territoires palestiniens ? L’Autorité palestinienne peut-elle vraiment organiser des élections générales dans ce contexte sans risquer de perdre le pouvoir ? Que va-t-il advenir de la réconciliation palestinienne ? Et enfin, quel interlocuteur sera en mesure de représenter tous les Palestiniens face à Israël dans quelques années ?</p>
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