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	<title>La mer blanche - البحر الأبيض &#187; colonies</title>
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	<description>Des pensées du Proche-Orient et d&#039;ailleurs</description>
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		<title>Des bulles, une actrice américaine et un conflit</title>
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		<pubDate>Mon, 03 Feb 2014 17:02:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[EmilieB]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[israel]]></category>
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		<description><![CDATA[&#160; Non, mais qu’est-ce que Scarlett Johansson avait besoin de se mettre dans ce merdier ? L’amour pour l’eau gazeuse ? (Pour ceux qui ont raté le début de l&#8217;affaire, c&#8217;est par là.) Beaucoup diront : « mais enfin, ce n’est qu’une machine à &#8230; <a href="https://merblanche.com/des-bulles-une-actrice-americaine-et-un-conflit/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://merblanche.com/wp-content/uploads/2014/02/SodaStream.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-577" alt="SodaStream" src="http://merblanche.com/wp-content/uploads/2014/02/SodaStream.jpg" width="484" height="580" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Non, mais qu’est-ce que Scarlett Johansson avait besoin de se mettre dans ce merdier ? L’amour pour l’eau gazeuse ?</p>
<p>(Pour ceux qui ont raté le début de l&#8217;affaire, c&#8217;est <a href="http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2014/01/30/scarlett-johansson-entrainee-dans-le-conflit-israelo-palestinien_4357173_3218.html">par là</a>.)</p>
<p>Beaucoup diront : « mais enfin, ce n’est qu’une machine à faire des bulles ! pas la peine d’en faire une affaire politique ». C’est marrant ça me rappelle quand <a href=" http://fr.wikipedia.org/wiki/JR_(artiste) …" class="broken_link">JR</a> a du mettre fin (en toute discrétion) à son projet en Cisjordanie en 2011. Là, on ne parlait pas de boycott mais de normalisation. Mais les réactions étaient les mêmes, du genre « On fait de l’art, pas de la politique ».</p>
<p>Oui, sauf qu’ici tout est politique. Qu’on le veuille ou non. Et tout le monde le sait.</p>
<p>Ce qui est reproché à l’actrice américaine de <em>Lost in Translation</em> s’est d’avoir donné son image à la société israélienne SodaStream qui produit les machines à gazéifier l’eau.</p>
<p>Jusque là, je dis pourquoi pas : Si elle a envie de faire des bulles, grand bien lui fasse.</p>
<p>SAUF que ça devient embêtant quand on sait que :</p>
<p>&#8211;        SodaStream produit ces mêmes machines à Mishor Adumim, une zone d’activité implantée dans une colonie israélienne en Cisjordanie, non loin de Jérusalem</p>
<p>&#8211;       Cette colonie est donc illégale au regard du droit international</p>
<p>&#8211;       Scarlett Johansson est (était) aussi ambassadrice d’Oxfam, une ONG humanitaire britannique très active dans les Territoires palestiniens occupés</p>
<p>Attaquée de toute part, Scarlett Johansson a finalement choisi SodaStream et les millions de dollars et a lâché Oxfam et l’humanitaire. Chacun ses priorités.</p>
<p><a href="http://merblanche.com/wp-content/uploads/2014/02/SodaStream3.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-578" alt="SodaStream3" src="http://merblanche.com/wp-content/uploads/2014/02/SodaStream3.jpg" width="1024" height="791" /></a></p>
<p>Alors, certains répondront que :</p>
<p>&#8211;       SodaStream produit dans UNE et pas DES colonies</p>
<p>&#8211;       SodaStream compte aussi bientôt déménager dans une nouvelle usine, de l’autre côté de la ligne verte, en Israël</p>
<p>&#8211;       SodaStream emploie la moitié de travailleurs palestiniens et fait donc vivre l&#8217;économie locale</p>
<p>&#8211;       SodaStream ne fait pas de politique mais des bulles dans de l’eau</p>
<p>Oui, tout ça est vrai.</p>
<p>Mais ça demande quelques éclaircissements.</p>
<p><strong>SodaStream s’est installé à Mishor Adumim en 1996</strong>. La société possède aussi une usine à Ashkelon et bientôt une autre dans le Neguev. Officiellement, SodaSteam a choisi de s’installer dans une colonie de Cisjordanie, pour des raisons financières et « non politiques » comme l’expliquait en 2000, Peter Wiseburgh, le fondateur de la société : <i>«J’ai regardé partout mais le poids de la bureaucratie était écrasant. Quand je suis arrivé ici, l’endroit (occupé auparavant par l’armée israélienne) était désert et infesté de pigeons. Je suis reparti. Mais une semaine plus tard, on m’a offert de louer le site gratuitement pendant les 6 premiers mois, puis pour 44 000 NIS par mois (9000 €) et on m’a aussi donné 100.000 dollars pour rénover l’endroit. J’ai donc décidé de louer 13.000 m2 car c’était un bon deal ! Pas un acte politique ».</i></p>
<p>Pas un <i>« acte politique »,</i> sauf que la colonie de Mishor Admumim est installée sur 7.500 hectares de terres palestiniennes. C’est aussi par elle, que s’est créée la colonie de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ma'aleh_Adumim">Maale Adumim</a>, adjacente, une des plus importantes de Cisjordanie.</p>
<p>En 1975, le gouvernement israélien donne son feu vert pour la construction près du site de Mishor Adumim, d’un compound pour travailleurs. Ce sera le début de la construction de Maale Adumim qui compte aujourd’hui 35.000 habitants.</p>
<p>Les terres confisquées pour la création de ces 2 colonies appartenaient aux villages palestiniens d’Abu Dis, Azarya, A-Tur, Issauya, Han El Akhmar, Anata et Nebbi Mussa. C’est encore aujourd’hui considéré comme l’<strong>expropriation la plus importante dans l’histoire de l’occupation israélienne</strong>.</p>
<p>C’est un fait, beaucoup de Palestiniens travaillent dans les colonies israéliennes. Le plus souvent poussés par un salaire plus élevé et le taux de chômage rampant en Cisjordanie. Pour les employeurs israéliens, ils sont de la main d’œuvre souvent moins chère et à qui ils n’ont pas besoin de fournir tous les droits salariaux et syndicaux. Mais surtout, comme le souligne l’ONG israélienne Who Profits (et son très bon <a href="http://www.whoprofits.org/sites/default/files/WhoProfits-ProductioninSettlements-SodaStream.pdf">rapport</a> sur SodaStream) <em>« les Palestiniens qui travaillent dans les colonies ont plus de risques de se faire exploiter et il ne faut pas oublier qu’ils sont aussi des sujets occupés. Et à ce titre, ils ne bénéficient pas de tous leurs droits civils et ils dépendent de leurs employeurs pour obtenir leur permis de travail »</em>. Et pour obtenir ce permis, les Palestiniens doivent obtenir le feu vert des services de renseignements israéliens. Une fois obtenu, ce permis peut être retiré à tout moment si le travailleur est considéré comme un risque. Et tout conflit avec son employeur est considéré comme un risque par les services de sécurité …</p>
<p>De son côté, Oxfam rappelle que faire du commerce avec des entreprises installées dans les colonies légitimise l’occupation israélienne, quelque que soit le traitement des travailleurs palestiniens dans ces colonies.</p>
<p>Oui, sodaStream est sensé déménager son usine de Mishor Adumim dans le Neguev, en Israël. Mais ça a beaucoup à voir avec le fait que la société est la cible des campagnes de boycott du <a href="http://www.bdsmovement.net/tag/sodastream" class="broken_link">BDS</a> depuis des années.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Alors, forcément quand on lit la défense de Scarlett Johansson dans le Huffington Post, on reste un peu dubitatif : <em>« SodaStream est une entreprise qui s’investit dans la défense de l’environnement et pour rapprocher les Israéliens et les Palestiniens de la paix en les faisant travailler ensemble, en leur donnant le même salaire, les mêmes bénéfices et les mêmes droits »</em>.</p>
<p>Vision paternaliste et idéaliste du conflit. &#8220;Oh oui, faisons travailler ensemble les Palestiniens et les Israéliens dans les colonies israéliennes pour arriver à la paix.&#8221;</p>
<p>John Kerry pourrait peut-être s’intéresser à la question. Allez, Bibi et Abbas, vous reprendrez bien une petite limonade!</p>
<div id="attachment_579" style="width: 610px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://merblanche.com/wp-content/uploads/2014/02/SodaStream4.jpg"><img class="size-full wp-image-579" alt="parodie trouvée sur le minitel mondial" src="http://merblanche.com/wp-content/uploads/2014/02/SodaStream4.jpg" width="600" height="336" /></a><p class="wp-caption-text">parodie trouvée sur le minitel mondial</p></div>
<p><strong>English version :</strong></p>
<p>No but seriously, why Scarlett Johansson needed to get into this mess ?<br />
For the love of carbonated water ?</p>
<p>Many will say : &#8220;But eventually , it is just a machine that makes bubbles in water ! no need to make it into a political issue. &#8221;<br />
It&#8217;s funny how it reminds me when JR put an end (discreetly) to its project in the West Bank back in 2011. Back then, people were not talking about boycott but normalization. But at the end, reactions were the same :  &#8221; We make art, not politics .&#8221;</p>
<p>Yes, except that everything is political here. Either you like it or not.<br />
And everyone knows it.</p>
<p>But let&#8217;s go back to the subject.<br />
Scarlett Johansson, American actress of <em>Lost In Translation, </em>is criticized worldwide because she gave her image to the Israeli company SodaStream, that produces machinery for carbonating water.</p>
<p>I say why not : If she wants to make bubbles, let&#8217;s leave her make bubbles!</p>
<p>BUT it gets quite disturbing when you know that :</p>
<p>&#8211; SodaStream products its machines in Mishor Adumim, a business park located in an Israeli settlement in the West Bank , near Jerusalem</p>
<p>&#8211; This settlement is illegal under international law</p>
<p>&#8211; Scarlett Johansson is (was) also an ambassador for Oxfam, a British humanitarian NGO very active in the Occupied Palestinian Territories.</p>
<p>Attacked from all sides, Scarlett Johansson finally chose SodaStream and its millions of dollars instead of Oxfam and humanitarian issues. Question of priority.</p>
<p>Some reply that :</p>
<p>&#8211; SodaStream product in ONE ( and not MANY) settlement</p>
<p>&#8211; SodaStream is also supposed to move soon to a new factory on the other side of the Green Line, in Israel</p>
<p>&#8211; SodaStream employs half of Palestinian workers and therefore helps the local economy</p>
<p>&#8211; SodaStream is not involved in politics, it just makes bubbles in water</p>
<p>Yes, all these statements are true.</p>
<p>But they require some clarification.</p>
<p><strong>SodaStream moved to Mishor Adumim in 1996</strong>. The company also has today a factory in Ashkelon and another one soon in the Negev. Officially SodaSteam chose to settle in a West Bank settlement, for financial reasons and  none for political views, as Peter Wiseburgh, the founder of the company, explained in 2000 : &#8220;I looked everywhere, but anywhere I looked the bureaucracy was cumbersome. When I got here, the space [formerly occupied by the Israel military industry] was deserted and full of pigeons. So I just turned around and walked away. A week later, the Jerusalem Economic [which leases the industrial zone from the Israeli Civil Administration] offered to give me the site for free for the first six months, and then for 44,000 shekels rent per month (9,000 €) and also offered 100,000 dollars in cash for the cost of renovating the place. I rented 13,000 square meters, and it was a good deal. Not a political act”.</p>
<p>Not a &#8220;political act&#8221;, except that the settlement of Mishor Admumim is established on 7,500 hectares of Palestinian land. It is also through this settlement ​​that the settlement of Maale Adumim, adjacent, was built and it is now one of the largest in the West Bank.</p>
<p>In 1975 , the Israeli government gave the green light for construction near the site of Mishor Adumim of a compound for workers. This was the beginning of the construction of Maale Adumim which today host 35,000 inhabitants .</p>
<p>The confiscated lands for the creation of these two settlements originally belonged to the Palestinian villages of Abu Dis, Azariah , A- Tur, Issauy , Han El Akhmar, Anata and Nebbi Mussa . It is still considered today as the biggest expropriation in the history of the Israeli occupation.</p>
<p>It is a fact, many Palestinians work in Israeli settlements. Most of them do it for higher wages and because of the growing unemployment rate in the West Bank. For Israeli employers, Palestinians workers are seen as a cheaper workforce and they do not need to provide them with workers and trade union rights. But more importantly, as the Israeli NGO Who Profits emphasizes : &#8220;It is important to highlight that the Palestinian residents of the West Bank who work in settlements suffer not only from potentially exploitative employment conditions, but also from the fact that they are occupied subjects and thus they do not enjoy civil rights, and depend on their employers for work permits.&#8221;<br />
And to obtain this permit, Palestinians must get approval from the Israeli security forces. Once obtained, this permit may be withdrawn at any time if the worker is considered as  a risk. And a conflict with an employer is considered as a risk by the security services &#8230;</p>
<p>For its part, Oxfam said that doing business with companies located in settlements legitimize the Israeli occupation, no matter how Palestinian workers are considered in these settlements.</p>
<p>Yes, SodaStream is supposed to move its factory of Mishor Adumim to another in the Negev, in Israel. But it has a lot to do with the fact that the company has been the target of the BDS campaign for the last couple of years.</p>
<p>So, inevitably when we read Scarlett Johansson&#8217;s defense in the Huffington Post, we are a bit skeptical : &#8220;SodaStream is a company that is not only committed to the environment but to building a bridge to peace between Israel and Palestine, supporting neighbors working alongside each other, receiving equal pay, equal benefits and equal rights.&#8221;</p>
<p>Paternalistic, idealistic vision of the conflict. &#8221; Oh yes , let&#8217;s put Palestinians and Israelis working together in an settlement and we will achieve peace. &#8221;</p>
<p>John Kerry might be interested in that.<br />
Come on, Bibi and Abbas, just have another lemonade!</p>
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		<title>Obama en Terre Sainte, quoi de neuf ?</title>
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		<pubDate>Tue, 26 Mar 2013 11:05:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[EmilieB]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Voilà, Barack Obama, son escorte, ses forces spéciales et ses hélicoptères sont repartis après 3 jours passés en Israël et Palestine. 3 jours de rencontres, de visites, de poignées de main, de tapes sur l’épaule et de fausses moustaches. 3 &#8230; <a href="https://merblanche.com/obama-en-terre-sainte-quoi-de-neuf/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_387" style="width: 608px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://merblanche.com/wp-content/uploads/2013/03/ObamaHelico.jpg"><img class=" wp-image-387     " alt="Les hélicoptères américains se posent à la Moqataa, Ramallah, 21 mars 2013 www.merblanche.com all rights reserved" src="http://merblanche.com/wp-content/uploads/2013/03/ObamaHelico.jpg" width="598" height="598" /></a><p class="wp-caption-text">Les hélicoptères américains se posent à la Moqataa, Ramallah, 21 mars 2013<br />www.merblanche.com all rights reserved</p></div>
<p>Voilà, Barack Obama, son escorte, ses forces spéciales et ses hélicoptères sont repartis après 3 jours passés en Israël et Palestine. 3 jours de rencontres, de visites, de poignées de main, de tapes sur l’épaule et de <a href="http://www.huffingtonpost.com/2013/03/15/obama-fake-mustache_n_2883066.html">fausses moustaches</a>.<br />
3 jours à nous répéter que le président américain ne venait pas pour relancer le processus de paix mais pour écouter. 3 jours aussi à répéter jusqu’à plus soif le mot « paix ».</p>
<p><i>« La paix est possible »</i></p>
<p><i>« Nous devons travailler à la paix</i></p>
<p><i>« Nous ne considérons pas la poursuite de la colonisation comme constructive, adéquate, ou de nature à faire avancer la cause de la paix&#8221;</i></p>
<p><i>« Je voudrais donc mettre l’accent sur la façon dont nous pouvons travailler ensemble pour réaliser des progrès dans trois domaines qui définissent notre époque : la sécurité, la paix et la prospérité. »</i></p>
<p><i>« la paix est de loin préférable à la guerre »</i></p>
<p><i>« Je suis donc persuadé que le peuple israélien veut la paix »</i></p>
<p><i>« Je sais aussi que tout le monde, dans cette salle, ne sera pas d’accord avec ce que j’ai à dire au sujet de la paix. »</i></p>
<p><i>« la paix est nécessaire »</i></p>
<p><i>« Envisagez un avenir dans lequel les juifs, les musulmans et les chrétiens pourraient tous vivre dans la paix et la prospérité sur cette Terre Sainte »</i></p>
<p><i>(extraits des discours prononcés à Ramallah et à Jérusalem le 21 mars 2013)</i></p>
<p>Enfin, voilà vous avez compris l’idée.</p>
<p>On a ensuite parlé du plaidoyer d’Obama pour la paix. Mais quel chef d’Etat en exercice en visite en Terre Sainte n’a pas fait son plaidoyer pour la paix ? A-t-on déjà vu un chef d’Etat venir ici et plaider pour la guerre ?</p>
<p>A Ramallah, en tout cas, les bons mots d’Obama n’ont pas vraiment convaincu. La population n’attendait rien de la visite du président américain et son départ n’a pas suscité plus d’espoirs que son arrivée.</p>
<p>Les Palestiniens reprochent à Barack Obama de n’avoir rien fait pour les Palestiniens en 4 ans de mandat et d’avoir soutenu politiquement et financièrement Israel. D’ailleurs, avant et pendant sa visite, plusieurs manifestations ont été organisées à Ramallah pour protester contre sa venue et tous les portraits à son effigie ont été arrachés ou vandalisés. Un artiste a, lui, préféré en rire. (photo ci-dessous).</p>
<div id="attachment_389" style="width: 569px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://merblanche.com/wp-content/uploads/2013/03/ObamaSign.jpg"><img class="size-full wp-image-389" alt="www.merblanche.com all rights reserved" src="http://merblanche.com/wp-content/uploads/2013/03/ObamaSign.jpg" width="559" height="559" /></a><p class="wp-caption-text">www.merblanche.com all rights reserved</p></div>
<p>Même ambiance à l’intérieur de la Moqataa où les officiels palestiniens  se sont montrés bien moins chaleureux que leurs homologues israéliens. Surtout que la visite américaine commençait mal. A sa descente d’avion, Barack Obama entouré des président et premier ministre israéliens fait une déclaration dans laquelle il n’est question à aucun moment des Palestiniens ou des territoires occupés. Un affront de plus pour les Palestiniens et leurs dirigeants. Dans les couloirs de l’OLP, un membre enrage : « pas question de commenter ce discours honteux ! ».</p>
<p>Voilà, pour le (mauvais) départ.</p>
<p>24 heures après, le président américain prend la direction de Ramallah en hélicoptère. Le centre-ville est bouclé. A quelques mètres, sur la place de la Manara des dizaines de Palestiniens manifestent leur colère. Des sons qui n’atteignent pas le palais présidentiel dans lequel Barack Obama et Mahmoud Abbas s’entretiennent. Une réunion et un déjeuner à huis clos avant une conférence de presse commune.</p>
<div id="attachment_388" style="width: 591px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://merblanche.com/wp-content/uploads/2013/03/ObamaManif.jpg"><img class=" wp-image-388   " alt="ObamaManif" src="http://merblanche.com/wp-content/uploads/2013/03/ObamaManif.jpg" width="581" height="434" /></a><p class="wp-caption-text">Manifestation anti-Obama, Ramallah, mars 2013<br />www.merbanche.com all rights reserved</p></div>
<p>Le président américain répète que les Palestiniens méritent d’avoir un Etat à eux et que cela passe pas des négociations directes avec Israel (sans pour autant spécifier les frontières ou la capitale de cet Etat palestinien). Barack Obama sait aussi que le chemin vers la paix sera <i>« long, compliqué et difficile »</i> mais <i>« nous ne devons pas abandonner, nous le devons aux jeunes palestiniens et israéliens ».<br />
</i>Une conférence d’une demi-heure au terme de la quelle Barack Obama est ensuite allé assister à une démonstration de Dabke (danse traditionnelle palestinienne) dans un centre pour la jeunesse à Al Bireh entouré d’enfants d’une dizaine d’années et assis sur une chaise en plastique sur laquelle était collée une feuille blanche avec les mots : « Mr President ».</p>
<p>Et puis, Barack Obama a redécollé vers Jérusalem (après moins de 5 heures à Ramallah) pour un grand discours devant la jeunesse israélienne. Et c’est à ce moment-là que le président américain a eu des mots intéressants pour les Palestiniens :<br />
<em>&#8220;Vous devez créer le changement que vous souhaitez voir. Mettez-vous à la place des Palestiniens. Regardez le monde à travers leurs yeux. Il n&#8217;est pas juste qu&#8217;une enfant palestinienne ne puisse pas grandir dans un Etat lui appartenant, et qu&#8217;elle vive en présence d&#8217;une armée étrangère contrôlant chaque jour les mouvements de ses parents.&#8221;</em></p>
<p>Le lendemain, le président américain était attendu à Bethléem pour visiter la Basilique de la Nativité. Une visite qui devait durer moins de 26 minutes. Finalement, elle a duré 14 minutes en raison de la tempête de sable qui a chamboulé le programme et obligé Barack Obama à venir en voiture et non en hélicoptère. Le président américain a donc du passer le checkpoint et passer le mur de séparation. Ce qui a fait beaucoup rire les Palestiniens.</p>
<p>Le président américain a ensuite visité au pas de course la Basilique de la Nativité, lieu supposé de naissance du Christ selon les Evangiles, et premier site palestinien inscrit au patrimoine mondiale de l’UNESCO, une organisation des Nations unies à laquelle la Palestine a adhéré en octobre 2011. Ce qui avait provoqué la colère des Américains qui ont suspendu depuis leur financement à l’UNESCO : 70 millions de dollars par an, soit 22% du budget annuel à l’organisation.</p>
<p><em><strong>ENGLISH VERSION :</strong></em></p>
<p><span style="font-size: small;">So, Barack Obama, his team, his special forces and helicopters left the Holy Land after 3 days spent in Israel and Palestine. 3 days of meetings, visits, handshakes, pats on the shoulder and <a href="http://translate.googleusercontent.com/translate_c?depth=1&amp;hl=fr&amp;ie=UTF8&amp;prev=_t&amp;rurl=translate.google.fr&amp;sl=fr&amp;tl=en&amp;u=http://www.huffingtonpost.com/2013/03/15/obama-fake-mustache_n_2883066.html&amp;usg=ALkJrhgVv_SA8UcQ1FHUqHB_OaJOFGyvbA" class="broken_link">fake mustaches</a> . </span><br />
<span style="font-size: small;"> 3 days to tell us that the President did not come to revive the peace process but to listen. 3 days also to repeat and repeat again the word &#8220;peace.&#8221;</span></p>
<p><span style="font-size: small;"><i>&#8220;Peace is Possible&#8221;<br />
&#8220;We must work for peace</i>”<br />
<i>&#8220;We do not consider the continued colonization as constructive, appropriate, or likely to advance the cause of peace&#8221;<br />
&#8220;I would like to focus on how we can work together to achieve progress in three areas that define our era: security, peace and prosperity.</i> <i>&#8216;<br />
&#8220;Peace is far preferable to war&#8221;<br />
&#8220;I am convinced that the Israeli people want peace&#8221;<br />
&#8220;I also know that everyone in this room will not agree with what I have to say about peace”<br />
&#8220;Peace is necessary&#8221;<br />
&#8220;Consider a future in which Jews, Muslims and Christians could all live in peace and prosperity in the Holy Land&#8221;</i></span></p>
<p><span style="font-size: small;"><i>(Excerpts from speeches in Ramallah and Jerusalem March 21, 2013)</i></span></p>
<p><span style="font-size: small;">I think you get the idea.</span></p>
<p><span style="font-size: small;">Then, Obama advocated for peace. But is there any head of state who visited the Holy Land and did not talk about peace? Has anyone ever seen a head of state come here and advocate for war?<br />
Anyway, in Ramallah, Obama’s words did not really convinced. People expected nothing of the visit of U.S. President and his departure has not attracted more hopes that his arrival.<br />
Palestinians blame Obama for not having done anything for the Palestinians within his four years in office and for having supported Israel politically and financially. Moreover, before and during his visit, several demos were held in Ramallah to protest against his visit and all his portraits were stripped or vandalized.<br />
</span></p>
<p><span style="font-size: small;">Same atmosphere inside the Moqataa where Palestinian officials showed a much less warm welcome than their Israeli counterparts. Especially as American visit started badly. Outside his aircraft, Barack Obama, surrounded by Israelis President and Prime Minister, made a statement in which there was no mention at all of Palestinians or the occupied territories. An affront to the Palestinians and their leaders. At the PLO, a member enrage : &#8220;we won’t comment on this shameful speech! &#8220;.</span></p>
<p><span style="font-size: small;">Here, for the (bad) start.</span></p>
<p><span style="font-size: small;">24 hours later, U.S. President took the direction of Ramallah by helicopter. The city center was closed. A few meters away, on Manara Square dozens of Palestinians expressed their anger. Sounds that did not reach the presidential compound where Barack Obama and Mahmoud Abbas xere discussing. A meeting and lunch behind closed doors before a joint press conference.</span></p>
<p><span style="font-size: small;">U.S. President reiterated that the Palestinians deserve a state of their own and in order to achieve this goal, Israelis and Palestinians have to go back to direct negociations (without specifying borders or the capital of this Palestinian state). Obama also said that the path to peace would be <i>&#8220;long, complicated and difficult&#8221;</i> but <i>&#8220;we can’t give up, we owe it to the Palestinian and Israeli youth.&#8221;</i> <i><br />
</i>A conference of half an hour, after which Barack Obama went to see a show of Dabkeh (traditional Palestinian dance) in a youth center in Al Bireh, surrounded by children and sitting on a plastic chair on which was pasted a white sheet with the words: &#8220;Mr President&#8221;.</span></p>
<p><span style="font-size: small;">And Barack Obama took off to Jerusalem (after less than five hours in Ramallah) for a great speech to the Israeli youth. And this is when the U.S. president made an interesting speech about Palestinians : </span><br />
<span style="font-size: small;"> <i>“But the Palestinian people’s right to self-determination and justice must also be recognized. Put yourself in their shoes – look at the world through their eyes. It is not fair that a Palestinian child cannot grow up in a state of her own, and lives with the presence of a foreign army that controls the movements of her parents every single day. It is not just when settler violence against Palestinians goes unpunished. It is not right to prevent Palestinians from farming their lands; to restrict a student’s ability to move around the West Bank; or to displace Palestinian families from their home. Neither occupation nor expulsion is the answer. Just as Israelis built a state in their homeland, Palestinians have a right to be a free people in their own land.”</i></span></p>
<p><span style="font-size: small;">The next day, the U.S. president was expected to go to Bethlehem to visit the Nativity Church. A visit that was supposed to last less than 26 minutes. Finally, it lasted 14 minutes because of the sandstorm that had torn up the program and forced Obama to come by car and not by helicopter. The U.S. president has the pass through the checkpoint and the separation wall. This made Palestinians laugh.</span></p>
<p><span style="font-size: small;">U.S. President then visited on the run the Nativity Church, the first Palestinian site listed as a World Heritage at the UNESCO. A UN organization that Palestine joined on October 2011. This angered Americans who have suspended, since then, their funding to the UNESCO: $ 70 million per year, 22% of the annual budget of the organization.</span></p>
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		<title>&#8220;5 caméras brisées&#8221; ou la résistance palestinienne aux Oscars</title>
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		<pubDate>Wed, 20 Feb 2013 17:05:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[EmilieB]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ce mercredi 20 février 2013 sort en France le documentaire palestinien « 5 broken cameras » (« 5 caméras brisées »). Documentaire sélectionné pour les  Oscars dans la catégorie meilleur documentaire et qui relate l’histoire de la résistance du village de Bil’in en Cisjordanie &#8230; <a href="https://merblanche.com/5-cameras-brisees-ou-la-resistance-palestinienne-aux-oscars/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Ce mercredi 20 février 2013 sort en France le documentaire palestinien « 5 broken cameras » (« 5 caméras brisées »). Documentaire sélectionné pour les  Oscars <strong>dans la catégorie meilleur documentaire</strong> et qui relate l’histoire de la résistance du village de Bil’in en Cisjordanie contre l&#8217;occupation israélienne.</strong></p>
<div id="attachment_367" style="width: 637px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://merblanche.com/wp-content/uploads/2013/02/Bilin_mosquee.jpg"><img class=" wp-image-367  " alt="La mosquée de Bil'in, là ou partent toutes manifestations contre le mur de séparation www.merblanche.com all rights reserved" src="http://merblanche.com/wp-content/uploads/2013/02/Bilin_mosquee.jpg" width="627" height="627" /></a><p class="wp-caption-text">La mosquée de Bil&#8217;in, là d&#8217;où partent toutes manifestations contre le mur de séparation<br />www.merblanche.com all rights reserved</p></div>
<p>« 5 caméras brisées » c’est l’histoire d’un homme, Emad Burnat et de son village Bi’lin. Tout commence en 2005. Emad, un père de famille palestinien, achète une caméra pour la naissance de son fils Gibreel. Une naissance qui coincide avec le début de la résistance du village contre l’occupation israélienne. Kefar, un des habitants, explique : <em>« Les Israéliens ont commencé à confisquer des terres ici dans les années 80. En 1990, ils ont commencé à construire une colonie, puis une autre en 2003. Et puis en 2004, ils ont commencé à déraciner des oliviers pour construire le mur. Et là les habitants de Bilin ont tenté d’arrêter les bulldozers pour garder leurs terres. C’est à ce moment-là que notre combat a commencé contre le mur et la colonisation israélienne. »</em></p>
<p><a href="//www.youtube.com/watch?v=fld_To7E9l0">//www.youtube.com/watch?v=fld_To7E9l0</a></p>
<p>Emad se met alors à tout filmer : les constructions des colonies, les altercations avec les colons, la construction du mur. Les habitants organisent aussi tous les vendredis des manifestations contre le mur de séparation. <i>« L’histoire de mon village c’est aussi mon histoire ! </i>explique Emad Burnat dans son jardin entouré d’oliviers, <em>C’est l’histoire de la résistance non violente contre la construction du mur, contre le fait que 55% des terres de Bilin ont été confisquées par israel. Et mon but c’est de toucher un public extérieur, de lui montrer la situation et nos vies ici. Montrer la réalité et la vérité de ce que nous vivons&#8221;</em>.</p>
<div id="attachment_366" style="width: 574px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://merblanche.com/wp-content/uploads/2013/02/Bilin_emad.jpg"><img class=" wp-image-366   " alt="Emad Burnat et sa femme dans leur jardin de Bilin - février 2013 www.merblanche.com all rights reserved" src="http://merblanche.com/wp-content/uploads/2013/02/Bilin_emad.jpg" width="564" height="421" /></a><p class="wp-caption-text">Emad Burnat et sa femme dans leur jardin de Bilin &#8211; février 2013<br />www.merblanche.com all rights reserved</p></div>
<p>Une réalité sans fard, brute. Emad filme toutes les manifestations des plus calmes au plus violentes. Toutes les semaines, le même scénario se répète : les habitants marchent jusqu’au mur, ils sont stoppés par des soldats israéliens. Puis, la scène dégénère. Jets de pierre d’un côté, tirs de gaz lacrymogènes de l’autre. Mais parfois, les affrontements sont beaucoup plus violents et il arrive que l’armée tire sur les manifestants avec des balles en caoutchouc ou à balles réelles.</p>
<p><b>5 ans de tournage, 5 caméras</b></p>
<p>« 5 caméras brisées » c’est le nombre de caméras qu’Emad a perdu pendant ses 5 années de tournage. Toutes détruites pendant ces manifestations du vendredi ou lors d’altercation avec des colons. L’une d’entre elle par exemple a été pulvérisée par une balle en caoutchouc tirée par un soldat israélien. Emad a lui aussi passé des moments difficiles : <i>«  J’ai été blessé plusieurs fois, mes caméras ont été détruites plusieurs fois, par des tirs, par des cartouches de gaz lacrymogènes et j’ai été arrêté 2 fois. J’ai été éloigné de ma famille, de mes enfants. J’ai été assigné à résidence et je n’avais même pas le droit de venir dans le village. J’ai aussi été frappé par des soldats israéliens, j’ai la cicatrice, là, au coin de l’œil. Vous savez, j‘ai frôlé la mort à plusieurs reprises. »<br />
</i></p>
<div id="attachment_365" style="width: 645px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://merblanche.com/wp-content/uploads/2013/02/bilin_cameras.jpg"><img class=" wp-image-365  " alt="Les 5 caméras brisées d'Emad Burnat www.merblanche.com all rights reserved" src="http://merblanche.com/wp-content/uploads/2013/02/bilin_cameras.jpg" width="635" height="475" /></a><p class="wp-caption-text">Les 5 caméras brisées d&#8217;Emad Burnat<br />www.merblanche.com all rights reserved</p></div>
<p>Une des scènes les plus marquantes du film quand le père d&#8217;Emad tente de s&#8217;interposer à l&#8217;arrestation d&#8217;un autre de ses fils.</p>
<p><a href="//www.youtube.com/watch?v=yOVXMl4pRgQ">//www.youtube.com/watch?v=yOVXMl4pRgQ</a></p>
<p>En 7 ans de combat contre le mur, Bil’in a perdu 2 de ces habitants, tués lors des manifestations du vendredi. Mais Bil’in a aussi réussi quelque chose qu’aucun autre village palestinien n’a pour l’instant réussi : il a fait reculer le mur de séparation. En 2007, le tracé du mur a été changé, sur ordre de la Cour suprême israélienne. Une petite victoire pour Bil&#8217;in qui  aujourd’hui encore vit au son des bulldozers qui construisent les colonies israéliennes voisines, comme le fait remarquer Samer Burnat, le frère du réalisateur : <i>« On s’est battu pendant 5 ans pour regagner un peu de terre et faire reculer le mur. On a récupéré, disons, 100 hectares de nos terres. Mais le mur ici et la colonie juste de l’autre côté, sont battis sur les terres de Bil’in. Donc on continuera à se battre jusqu’à ce que toutes les terres de Bil’in soit rendues ».<br />
</i>Les habitants continuent donc, inlassablement, de manifester tous les semaines après la grande prière du vendredi.<i><br />
</i></p>
<div id="attachment_368" style="width: 637px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://merblanche.com/wp-content/uploads/2013/02/Bilin_settlement.jpg"><img class=" wp-image-368  " alt="Les oliviers de Bil'in, le mur et l'extension de la colonie de Modi'in Illit www.merblanche.com all rights reserved" src="http://merblanche.com/wp-content/uploads/2013/02/Bilin_settlement.jpg" width="627" height="627" /></a><p class="wp-caption-text">Les oliviers de Bil&#8217;in, le mur et l&#8217;extension de la colonie de Modi&#8217;in Illit<br />www.merblanche.com all rights reserved</p></div>
<p><strong>Une nouvelle dimension.</strong></p>
<p>Mais aujourd’hui, avec le documentaire d’Emad Burnat, la résistance du village de Bil’in sort des frontière et s’expose aux regards extérieurs. L’image de l’armée israélienne y est écornée, la réalité de l’occupation exposée au grand jour. En quelque sorte, « 5 caméras brisées » est une piqure de rappel pour les Israéliens qui vivent parfois loin de la réalité de l’occupation. C’est en tout cas l’avis d’un chroniqueur du journal israélien Maariv : <i>« Tout Israélien qui suit l’actualité, connaît le nom de Bil’in et sait qu’il y a là-bas une bataille contre le mur. Mais sait-il que le mur est construit sur des terres palestiniennes ? A t-il conscience de la force disproportionnée utilisée par l’armée ? Tout ça sont des nuances qui vont dépendre des orientations politiques de chacun. Mais je pense que le combat de Bil’in a totalement réussi à maintenir la question palestinienne sur l’agenda israélien. Et quand on pense à ce tout petit groupe de personnes qui a commencé ce combat et l’a fait vivre, le succès est encore plus grand, car l’Autorité palestinienne n’a pas fait mieux que ce que les habitants de Bilin ont réussi ».<br />
</i>Quelque ce soit l’issue de la cérémonie des oscars dimanche soir aux Etats-Unis, la question palestinienne est plus que jamais sous les projecteurs.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://merblanche.com/wp-content/uploads/2013/02/bilin_affiche.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-371" alt="bilin_affiche" src="http://merblanche.com/wp-content/uploads/2013/02/bilin_affiche.jpg" width="579" height="868" /></a></p>
<p style="text-align: left;"><span style="text-decoration: underline;">Pour aller plus loin :</span><br />
La projection du film à de jeunes israéliens :</p>
<p><a href="//www.youtube.com/watch?v=XYdoS9j2vnA">//www.youtube.com/watch?v=XYdoS9j2vnA</a></p>
</p>
<p style="text-align: left;">Reportage à Bilin sur <a href="http://www.franceinfo.fr/monde/un-monde-d-info/otages-898413-2013-02-20">France info </a></p>
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		<title>Mais que veut donc Yaïr Lapid ?</title>
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		<pubDate>Tue, 29 Jan 2013 17:00:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[EmilieB]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Pour les personnes vivant en Israël et possédant un poste de télé, Yaïr Lapid est LA star. Celle qui a monopolisé le petit écran tous les vendredi soirs pendant plusieurs années. Jusqu’à l’année dernière, quand il a décidé de tout &#8230; <a href="https://merblanche.com/mais-que-veut-donc-yair-lapid/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_360" style="width: 557px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://merblanche.com/wp-content/uploads/2013/01/lapid.jpeg"><img class=" wp-image-360   " alt="photo credit: AP/Oded Balilty" src="http://merblanche.com/wp-content/uploads/2013/01/lapid.jpeg" width="547" height="308" /></a><p class="wp-caption-text">photo credit: AP/Oded Balilty</p></div>
<p>Pour les personnes vivant en Israël et possédant un poste de télé, Yaïr Lapid est LA star. Celle qui a monopolisé le petit écran tous les vendredi soirs pendant plusieurs années. Jusqu’à l’année dernière, quand il a décidé de tout plaquer pour entrer en politique.<br />
Et contre toute attente, son parti de centre-droit (de centre-gauche pour les médias israéliens) Yesh Atid, est arrivé en deuxième position lors des élections législatives israéliennes du 22 janvier dernier.</p>
<p>Avec 19 députés dans la nouvelle Knesset (et bientôt plusieurs ministres), Yesh Atid a le poids pour imposer ses idées politiques, qu’on dit « ouvertes ». On a aussi beaucoup entendu dire que Yaïr Lapid était une bonne nouvelle pour le processus de paix et les Palestiniens.</p>
<p>Qu’en est-il réellement ?</p>
<p><b>Yaïr Lapid se dit ouvert au dialogue avec les Palestiniens. </b></p>
<p>L’ancien présentateur vedette est clair : il faut relancer les négociations avec les Palestiniens. Il reproche même au premier ministre sortant, Benyamin Netanyahu de n’avoir rien fait en ce sens :</p>
<p><em>&#8220;I think if the prime minister really wanted to negotiate … then he would have. I think this is part of what I’m going to do, make the government do this because it’s so important in my mind&#8221;<br />
</em></p>
<p><em><span style="color: #000000;">&#8220;Je pense que si le premier ministre avait vraiment voulu négocier, alors il l’aurait fait. Et c’est en partie ce que j’essaierai de faire, amener le gouvernement à négocier parce que c’est très important pour moi.&#8221;</p>
<p></span></em>En revanche, Yaïr Lapid a déjà fixer des lignes rouges : il a notamment déclaré être contre le droit au retour des réfugiés palestiniens en Israël et <a href="http://972mag.com/lapids-platform-no-compromise-over-jerusalem-no-settlement-freeze/64847/">contre toute négociation avec le Hamas</a>.</p>
<p>Pour lancer sa campagne, Yaïr Lapid a fait un discours à l’université d’Ariel, une des plus importantes colonies israéliennes en Cisjordanie.</p>
<p><b>Yaïr Lapid est pour une solution à deux Etats.</b></p>
<p>Il l’a dit à plusieurs reprises : il n’est pas opposé à un Etat palestinien qui vivrait aux côtés de celui d’Israël. Mais, selon lui, cela ne sera possible que si les Palestiniens renoncent à réclamer Jérusalem-Est, comme capitale de leur Etat.<br />
Dans un discours donné dans la colonie d’Ariel près de Naplouse, Yaïr Lapid a été clair :</p>
<p><em> &#8220;Jerusalem will remain under Israeli sovereignty and will not be divided&#8221;</em></p>
<p><em>&#8220;Jerusalem restera sous souveraineté israélienne et ne sera pas divisée&#8221;</em></p>
<p>Par cette phrase, Yaïr Lapid remet en cause <a href="http://www.aljazeera.com/focus/2010/03/201032584536420174.html">plus de 60 ans de résolution onusienne</a> sur le statut de Jérsualem. Ville internationale à double souveraineté (arabe et juive). Il s’assoit aussi sur les Accords d’Oslo qui prévoyaient une négociation du statut de Jérusalem.</p>
<p>Et pour convaincre les Palestiniens, Yaïr Lapid prend en exemple Mahmoud Abbas et son interview sur une chaine israélienne il y a quelques semaines. Le chef de l’Autorité palestinienne déclarait alors <a href="http://merblanche.com/abbas-renonce-au-droit-et-retour-et-provoque-la-colere-des-palestiniens/">renoncer à son droit au retour</a> dans sa ville de Safed, aujourd’hui en Israël.</p>
<p><em>&#8220;Abu Mazen gave up the right of return because the Palestinians realized that there is a definite consensus among the Israeli public on this issue, so they’re moving on to the next topic. The same thing needs to happen with regard to Jerusalem.We cannot blink on this issue. When it comes to Jerusalem, there are no compromises. If the Palestinians realize they won’t have a state unless they give up on Jerusalem, they’ll back down from that demand as well.”</em></p>
<p><em>&#8220;Abu Mazen a abandonné la question du droit au retour parce que les Palestiniens ont réalisé qu’il y avait un consensus au sein du public israélien sur cette question, donc ils sont passés à autre chose. La même chose doit se produire avec Jérusalem. Nous ne pouvons pas hésiter sur cette question. Quand on parle de Jérsualem. Il n’y a pas de compromis possible. Si les Palestiniens réalisent qu’ils n’auront pas d’Etat tant qu’ils n’abandonneront pas Jérusalem, alors ils feront marche arrière sur cette demande aussi.&#8221;</em></p>
<p><b>Yaïr Lapid serait pour un désengagement unilatéral de Cisjordanie. </b></p>
<p>Le leader de Yesh Atid mesure. Un désengagement, oui. Mais pas de partout. Les principaux blocs de colonies – Ariel, Maale Adumim et Gush Etzion – ne sont pas concernés par ce retrait et resteront en Israël. Cela représente 113 000 colons israéliens, sur les 340 000 installés en Cisjordanie.</p>
<p><em>&#8220;Every sane person knows how it will end up: The Palestinians will get a country and the settlement blocks will remain a part of Israel&#8221;</em></p>
<p><em>&#8220;Toute personne saine d’esprit sait comment cela va finir : les Palestiniens auront un Etat et les blocs de colonies resteront en Israël&#8221;</em></p>
<p>Yaïr Lapid ajoute que, pendant les négociations, aucune nouvelle colonie ne sera construite mais qu’aucun obstacle ne pourra être mis à l’augmentation naturelle du nombre de résidents dans les colonies existantes.</p>
<p><b>Yaïr Lapid est pour un « divorce » avec les Palestiniens.</b></p>
<p>YaÏr Lapid ne veut pas juste rouvrir le dialogue avec les Palestiniens, il veut surtout se débarrasser du problème. C’est du moins ce qu’il laissait entendre dans son discours à Ariel :</p>
<p><em>&#8220;You don&#8217;t come to negotiations only with an olive branch, the way the left does, or only with a gun, the way the right does. You come to find a solution. We&#8217;re not looking for a happy marriage with the Palestinians, but for a divorce agreement we can live with&#8221;</em></p>
<p><em>&#8220;Vous ne venez pas à la table des négociations seulement avec une branche d’oliviers, comme le fait la gauche, ou seulement avec une arme, comme le fait la droite. Vous venez chercher une solution. Nous ne cherchons pas un mariage heureux avec les Palestiniens, mais un divorce sur lequel on peut s’entendre&#8221;</p>
<p></em>Le leader de Yesh Atid précise alors sa pensée :</p>
<p><em>&#8220;Israel must at last get rid of the Palestinians and put a fence between us. There will be no &#8216;new Middle East,&#8217; but at least there won&#8217;t be three million Palestinians in Israeli territory.&#8221;</em></p>
<p><em>&#8220;Israel doit déjà se débarrasser des Palestiniens et construire un grillage entre nous. Il n’y aura pas de « nouveau Moyen-Orient », mais au moins il n’y aura pas 3 millions de Palestiniens sur le territoire israélien.&#8221;</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Nb : Toutes les citations sont tirées du discours d&#8217;Ariel en octobre et d&#8217;une interview accordée à Times of Israel en janvier.</p>
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		<title>L’ONU, les Palestiniens et le projet E1</title>
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		<pubDate>Sun, 16 Dec 2012 14:18:53 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Suite à la reconnaissance d’un Etat de Palestine comme observateur non membre à l’ONU le 29 novembre dernier, Israël a pris plusieurs mesures de rétorsion. Notamment celle de reprendre la construction de nouveaux logements en Cisjordanie et à Jérusalem-Est. Un &#8230; <a href="https://merblanche.com/lonu-les-palestiniens-et-le-projet-e1/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Suite à la reconnaissance d’un Etat de Palestine comme observateur non membre à l’ONU le 29 novembre dernier, Israël a pris plusieurs mesures de rétorsion. Notamment celle de reprendre la construction de nouveaux logements en Cisjordanie et à Jérusalem-Est. Un projet appelé E1 et qui est sujet à beaucoup de controverses.      </strong></p>
<p>« Si Israël construit E1, c’est la fin du processus de paix et d’une solution à deux Etats ». Déclaration de Saeb Erakat, le négociateur en chef de la Palestine après l’annonce du gouvernement israélien de reprendre son projet de colonisation à l’Est de Jérusalem. 3000 logements pourraient voir le jour entre la colonie israélienne de Maale Adumim (une des plus peuplées de Cisjordanie) et Jérusalem-Est. Ce qui aurait pour conséquence de couper pratiquement en deux la Cisjordanie et affecterait de facto la viabilité d’un Etat palestinien.</p>
<div id="attachment_345" style="width: 629px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://merblanche.com/lonu-les-palestiniens-et-le-projet-e1/carte_e1/" rel="attachment wp-att-345"><img class="size-full wp-image-345" alt="Carte du projet E1" src="http://merblanche.com/wp-content/uploads/2012/12/carte_E1.jpg" width="619" height="576" /></a><p class="wp-caption-text">Carte du projet E1</p></div>
<p>Sur la carte, E1 n’est qu’un « petit » bout de terre de 12km2 mais géopolitiquement sa signification est bien plus grande.<br />
En plus de couper la Cisjordanie horizontalement, E1 déconnectera un peu plus les villes palestiniennes, déjà très éloignées les unes des autres par les distances, le mur et les zones sous contrôle israélien. Il sera également difficile pour les Palestiniens d’accéder à Jérusalem-Est, qui est pourtant sensée devenir à terme la capitale de leur futur Etat.<br />
C’est aussi un moyen pour Israel d’avancer dans son projet de « Grand Jérusalem » dont les frontières s’insinuent bien plus loin que celles de 1967.</p>
<p>Pour l’histoire, le gouvernement israélien a commencé à travailler sur le projet E1 en 1999. Les 12 km2 de terre ont alors été déclarés « State land » (terre d’Etat) par Israël, avec pour ambition d’y construire des habitations, des centres commerciaux, des hôtels, des routes ; le tout pour un budget total de 40 millions d’euros.<br />
A l’heure actuelle, seul un édifice est actuellement érigé sur la zone E1, il s’agit du « commissariat central de Judée et Samarie ».</p>
<p>Jusqu’ici, E1 fait l’unanimité contre lui. En 2005, la pression de l’administration américaine (sous Bush) avait même contraint Israel à renoncer à ce projet. Mais le vote de l’ONU le 29 novembre dernier a relancé la machine, même si Israel se défend de toute mesure punitive.<br />
En attendant, plusieurs pays européens sont montés au créneau. Les ministères des affaires étrangères français et britanniques ont convoqués les ambassadeurs israéliens en terme de protestation.</p>
<p>Mais pour l’instant, seule une décision politique israélienne est à même de stopper le projet. Sans cela, la construction de la zone E1 pourrait commencer courant 2013.</p>
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